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Le vélo d’Orane 

 

À Noël, Orane reçu un beau vélo rose. Toute la journée elle joua avec sous les regards de sa grand-mère et de son grand-père. Le soir, fatiguée d’avoir tant de kilomètres, Orane laissa son vélo dehors dans le jardin, partit se coucher et plongea dans un profond sommeil.

 

Le matin, en pleine forme, après avoir pris un copieux petit-déjeuner, Orane couru dans le jardin pour aller chercher son beau vélo.

Mais, catastrophe,, il n’y était plus. Orane se mit à pleurer toutes les larmes de son corps en criant: «Mon vélo, mon vélo a disparu».

 

C’est alors qu’un grand perroquet blanc avec une jolie crête jaune se posa près d’Orane.

- Pourquoi pleures-tu?

- On a pris mon vélo. Est-ce que tu peux m’aider à le retrouver?

- Ça ne va pas être facile, mais voilà quelque chose qui pourrait nous aider.

À la place du vélo, sur le sol gisait quelques crottes.

- C’est sans doute le caca du voleur. Monte sur mon dos, nous allons chercher ton vélo.

 

Orane monta sur le dos du perroquet et d’envola.

Le premier animal qu’ils virent fut un wombat. Ah! oui, il faut que je vous dise qu’Orane était en Australie, un pays loin très loin de la France peuplé d’animaux bizarres.

Le perroquet, qu’on appelle un cacatoès, de posa près du wombat.

- Tu n’aurais pas vu le vélo d’Orane?

- Un vélo. Que ferais-je d’un vélo. Je n’ai pas besoin d’aller aussi vite et puis je suis trop petit pour m’assoir sur la selle, mes pattes ne toucheraient pas les pédales. Et en plus mon bébé est avec moi.

Le wombat se redressa et Orane pu voir la petite tête du bébé dans la poche de sa maman.

- Dis-moi au moins à qui sont ces crottes, demanda le cacatoès?

- Je ne sais pas, bonne chance.

 

Orane et le cacatoès s’envolèrent à la recherche du vélo. Apercevant ne famille d’émeus, ils s’arrêtèrent.

- Vous n’auriez pas vu le vélo d’Orane?

- Non que ferions-nous d’un vélo. Je cours déjà assez vite avec mes grandes pattes et si on faisait la course je suis sûr que nous la gagnerions, sans compter que je peux aussi voler comme ton perroquet.

- Mais, dis-moi au moins à qui sont ces crottes?

- Je ne sais pas. Bonne chance.

 

Orane et le cacatoès s’envolèrent de nouveau. Ils aperçurent bientôt, bien caché dans un eucalyptus, un koala.

- Tu n’aurais pas vu le vélo d’Orane?

- Que ferais-je d’un vélo, dit le Koala. J’habite dans les arbres. Je dors toute la journée et quand j’ai faim, je mange quelques feuilles d’eucalyptus. Tu sais, on m’appelle le paresseux d’Autralie.

- Sais-tu au moins à qui sont ces crottes?

- Non, bonne chance dit le koala qui se remit à dormir.

 

Orane et le perroquet s’envolèrent continuant leur recherche. Au-dessous d’eux, ils virent un gros hérisson et se posèrent aussitôt.

- Bonjour hérisson, nous cherchons mon vélo dit Orane.

- Je ne suis pas un hérisson, je suis un échidné. Ici c’est l’Australie, pas la France!.

- Excuse-nous. Et pour le vélo?

- Ah! le vélo. Tu me vois sur un vélo. Mes piquants auraient tôt fait fait de lui crever les pneus et dans mon terrier à quoi pourrait-bien me servir un vélo.

- Sais-tu au moins à qui sont ces crottes?

- Non. Bonne chance dit l’échidné en rentrant dans son terrier.

 

- On ne retrouvera jamais mon vélo! dit Orane au bord des larmes

- Mais si. Ne sois pas triste, dit le perroquet, je suis sûr qu’on va le retrouver. Regarde, on va demander à ce wallaby.

- Bonjour monsieur Wallaby, nous cherchons le vélo d’Orane.

Le wallaby redressa la tête se tenant sur ces deux pattes et sa queue.

- Un vélo! Pour aller où? Regarde ici j’ai a mangé et à boire, un toit pour dormir la nuit et plein d’amis pour jouer.

- Peux-tu me dire au moins à qui sont ces crottes?

- Hum! Hum! Cela ressemble beaucoup aux miennes, mais pas tout à fait. Allez vers le sud je suis sûr que vous allez trouver.

- Tu vois, Orane, tout n’est pas perdu. Nous allons le retrouver ton vélo. Et ils s’envolèrent de nouveau dans la direction indiquée par le wallaby.

 

Remarquant des crottes identiques à celles trouvées à la place du vélo, Orane et le cacatoès aperçurent une famille de kangourou.

- Nous cherchons le vélo d’Orane et tes crottes ressemblent beaucoup à celles-ci.

Le papa kangourou, qu’on appelle un «boomer», dit:

- J’ai peut-être une idée sur qui t’a pris ton vélo.

Papa Kangourou appela toute sa famille: la maman qu’on appelle «flyer» et ses petits qu’on appelle des «joey». Le plus jeune d’entre eux arriva avec le vélo d’Orane faisant toute sorte d’acrobaties, tantôt en équilibre les deux pattes avant sur le guidon et la queue sur la selle. L’arrivée du petit joey fit rire tout le monde, sauf Orane.

- Mon vélo. C’est mon vélo. Rend-moi mon vélo!

Orane n’aurait jamais eu l’idée de se tenir ainsi sur son vélo. Plus petit «joey» continuait ses acrobaties, plus tout le monde riait. Quand petit «joey» s’arrêta de jouer il alla vers Orane et lui rendit son vélo, une larme au coin de l’œil.

Alors Orane dit.

- Tu t’amuses tellement avec mon vélo. Tu peux le garder. Pourrais-tu me montrer comment tu fais tes acrobaties.

Orane et «joey» s’embrassèrent. Et «joey» montra à Orane comment se tenir debout sur le vélo et plein d’autres acrobaties.

Orane et le cacatoès dirent au revoir à toute la famille kangourou puis reprirent leur envol. Au-dessus d’eux tous les animaux qu’ils avaient rencontré leurs faisaient des signes d’amitié. Fatiguée d’avoir tant voler, Orane s’endormit sur le dos du cacatoès.

Quand elle se réveilla dans sa chambre chez sa grand-mère, Orane courut dans la cour. Son vélo était là, trois étranges petites crottes à côté.

 

Saint-Loup, 2019